La Pâque orthodoxe voit éclore des œufs colorés teints ou peints. Parmi ces œufs préparés avec amour, qu'on s'échange, fêtant la résurrection, la re-naissance, les œufs décoré ukrainiens sont, avec les œufs russes, les plus beaux, de véritables petites œuvres d'art.
La technique dite pysanka (ou art d'écrire), empruntée à celle du batik, consiste à enduire la coquille de cire, enlever le motif désiré -souvent des dessins géométriques-et à traiter une couleur à la fois, du clair au plus foncé. Les œufs naturels, percés d'un trou minuscule, seront cuits au four et deviendront brillants et durs. Les œufs en bois seront, eux, vernis.
C'était une tradition antérieure au christianisme, en effet, symbole de renouveau chez les Égyptiens et les Perses, les Juifs à pessa'h (passage) les trempent dans l'eau salée, en souvenir des larmes versées lors du passage de la Mer Morte, quant aux Gaulois, pour la fertilité, ils les teintaient en rouge, symbole de la vie (le sang).
De nos jours encore, en Italie, le jour de Pâques, on place les œufs en bois, en verre, en porcelaine, au centre de la table.
Cette tradition populaire rurale fut, comme toujours, reprise par les artistes pour les nobles, pour finir, toujours plus beaux, toujours plus riches, dans les Cours royales; jusqu'aux fameux œufs d'or sertis de pierres précieuses du célèbre Fabergé, orfèvre des Tzars, qui exécuta 56 joyaux, offerts par Alexandre III et Nicolas II, chacun à la Tsarine et à sa Mère; mais ceci est une autre histoire de ...l'Histoire !